Jeudi 18 octobre 2007
Par Michel Bôle-Richard, Le Monde

George Bush a de la constance dans les idées. Le 24 juin 2002, dans un discours resté célèbre, il avait fait part de son désir de voir la naissance d'un Etat palestinien et il avait exprimé le souhait que celui-ci puisse vivre "côte à côte, en paix et en sécurité" avec Israël, estimant qu'il s'agissait là de "la clef pour la paix". Plus de cinq ans plus tard, le 24 septembre, M. Bush a, une nouvelle fois, répété : "Je soutiens formellement la création d'un Etat palestinien et je crois que la vision de deux Etats vivant côte à côte et en paix peut être réalisée." Entre-temps, cette fameuse vision de "deux Etats" est restée un vague rêve. Aucun progrès n'a été enregistré. Au contraire, la situation n'a cessé de se dégrader et la perspective de créer un Etat palestinien "viable et continu", selon la formule idoine, semble s'être éloignée.

Aujourd'hui, ayant enfin réalisé que le conflit israélo-palestinien est l'une des sources principales de tensions dans la région, l'administration Bush a décidé de donner un coup d'accélérateur au processus de paix, en état de léthargie profonde pendant sept ans.

Depuis sa nomination à la tête de la diplomatie américaine en janvier 2005, Condoleezza Rice s'est rendue une bonne douzaine de fois dans la région. Elle effectue depuis le 14 octobre sa septième visite pour 2007 avec l'espoir de faire bouger les lignes. En juillet, M. Bush a décidé de convoquer pour novembre une réunion internationale aux Etats-Unis, afin de relancer les efforts de paix. Après le coup de force du Hamas le 15 juin dans la bande de Gaza et la fin de l'expérience du gouvernement d'union nationale avec le Fatah, il était de nouveau possible de parler avec Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne.

Israël n'a jamais été favorable à la tenue d'une conférence internationale, mais le gouvernement d'Ehoud Olmert pouvait difficilement la refuser. Tout a été fait cependant pour en minimiser l'importance, les autorités israéliennes précisant qu'il ne s'agissait pas d'une conférence de la paix mais seulement d'un point de départ pour fixer le cadre de négociations bilatérales entre Israël et les Palestiniens. Tzipi Livni, ministre des affaires étrangères, a fait valoir, concernant ce sommet, qu'il fallait lui fixer des objectifs réalisables.

Pour Israël, il s'agit surtout d'une réunion internationale "avec la participation notamment des pays arabes modérés favorables au processus de paix". Ce qui permettrait un rapprochement avec plusieurs pays arabes et notamment l'Arabie saoudite sans toutefois aborder les questions trop sensibles qui risquent de faire capoter cette initiative. L'occasion de faire une belle photo de famille et de montrer de la bonne volonté sans entrer dans le vif du sujet. Ce qui a fait dire à Amr Moussa, président de la Ligue arabe, qu'Israël devait être prêt à "payer le prix de la paix", tandis que le chef de la diplomatie saoudienne, Saoud Al-Fayçal, a souligné que l'Etat juif devait "prouver son sérieux", demandant que la construction du mur et la poursuite de la colonisation soient interrompues avant la conférence afin d'illustrer cette bonne volonté.

De grandes inconnues planent donc sur cette réunion qui pourrait se tenir à Annapolis, près de Washington, mais dont l'ordre du jour n'a pas été fixé. Des divergences profondes subsistent entre M. Olmert et M. Abbas sur ses finalités. Le premier ministre israélien souhaite l'établissement d'un document commun, insistant sur le fait que cette rencontre internationale doit permettre "d'obtenir le soutien de la communauté internationale en promouvant les forces modérées et les Etats qui soutiennent une solution pacifique avec Israël". M. Abbas trouve, en revanche, qu'il est plus que temps d'aborder les questions cruciales. "Le temps est venu de créer l'Etat palestinien indépendant, avec Jérusalem-Est comme capitale, vivant en paix et en sécurité aux côtés d'Israël pour qu'il soit mis fin aux souffrances endurées par notre peuple depuis six décennies", a-t-il affirmé.

 

ECRAN DE FUMÉE

 

Le fossé entre ces deux approches va-t-il être comblé avant novembre ? Les réunions entre M. Olmert et M. Abbas n'ont pas rapproché les deux conceptions. Elles n'ont pas non plus abouti à alléger les souffrances du peuple palestinien comme M. Olmert avait promis de le faire lors du sommet de Charm El-Cheikh le 25 juin. "La liberté de mouvement des Palestiniens va être améliorée de façon significative", avait-il déclaré, mais, depuis, aucun checkpoint n'a été levé et de nouveaux ont été installés. Le travailliste Ehoud Barak, ministre de la défense, ne propose de supprimer que 24 checkpoints sur les 572 répertoriés par l'Office des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA). Il exclut un retrait de Tsahal des territoires occupés avant cinq ans, le temps qu'il faudra pour mettre au point un système de protection capable d'intercepter les roquettes qui pourraient être lancées depuis la Cisjordanie comme c'est déjà le cas depuis la bande de Gaza, déclarée "entité hostile" et dont le blocus s'est accentué. Plus de 340 prisonniers ont été libérés au cours des derniers mois, mais combien d'autres ont-ils été arrêtés depuis ?

Les cinq ans évoqués par M. Barak seront suffisants pour achever la construction du mur et laisser croître les colonies - le temps de créer des faits accomplis qui entérinent le grignotage constant et permanent de la Cisjordanie. Sera-t-il encore possible de créer un Etat palestinien digne de ce nom ? La Cisjordanie n'est déjà plus qu'un territoire morcelé dans les interstices duquel se sont glissés plus de 250 000 colons alors que la population palestinienne est contenue dans des poches closes.

Selon l'OCHA, plus d'un tiers de la Cisjordanie est occupé par les colonies, les bases militaires et des "réserves naturelles". Si l'on ajoute ceux installés à Jérusalem-Est, les colons sont au nombre de 450 000 pour environ 2,5 millions de Palestiniens. Le retour aux frontières de 1967 que demandent les Palestiniens, à commencer par Mahmoud Abbas qui souhaite retrouver la superficie exacte des territoires conquis en 1967, n'est-il pas compromis ? Peut-on encore parler d'un Etat palestinien viable et continu, alors que les réalités démontrent qu'il risque prochainement de devenir une fiction, à moins que les Israéliens soient prêts à d'immenses sacrifices. Ce qui semble loin d'être le cas.

La réunion souhaitée par M. Bush apparaît de plus en plus comme un écran de fumée destiné à faire croire que l'on avance vers une solution, alors que sur le terrain aucun indice ne prouve qu'il y a une vraie volonté de donner une chance à la paix. Plus le temps passe, plus la probabilité d'un Etat palestinien s'éloigne.

Par Alexandre H. - Publié dans : Israël-Palestine
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Jeudi 18 octobre 2007
Par AFP

anti_bug_fBEYROUTH - Amnesty international a appelé mercredi le Liban à mettre fin à la "discrimination systématique" dont souffrent les réfugiés palestiniens dans ce pays et dénoncé leurs conditions de vie "déplorables".

"L'organisation prie instamment le gouvernement libanais de prendre sans délai des mesures en vue d'éliminer toutes les formes de discrimination à l'égard des réfugiés palestiniens", selon ce rapport spécial de 31 pages.

L'organisation souligne les conditions de vie "déplorables" dans les 12 camps de réfugiés au Liban, causées selon elle par "la surpopulation et l'insuffisance des infrastructures".

"Ils vivent dans la misère, sans espoir d'améliorer leur vie quotidienne ou de rentrer à leur pays d'origine", déclare à l'AFP le co-auteur du rapport Mein Sammonds.

Dans le camp de Bourj el-Barajneh, dans la banlieue sud de Beyrouth, "la densité au kilomètre carré est plus élevée qu'à Hong Kong ou à Bombay", lit-on dans le rapport.

"La superficie des terrains alloués aux camps n'a pratiquement pas changé depuis 1948", date de l'exil de ces réfugiés après la création d'Israël, "malgré l'augmentation du nombre de réfugiés qui est passé de 100.000 en 1949 à 400.000 actuellement", selon Amnesty qui cite les estimations de l'Agence de l'ONU pour l'aide aux réfugiés de Palestine (Unrwa).

Amnesty précise toutefois que 100.000 d'entre eux ont probablement quitté le Liban pour gagner leur vie ailleurs.

"Plusieurs familles vivent entassées dans une seule pièce et la lumière du jour ne pénètre plus dans les ruelles de Aïn Héloué" (sud), le plus grand camp palestinien, où les logements sont des "taudis" insalubres et où les habitants "souffrent de troubles respiratoires", poursuit le rapport.

Des photos jointes au rapport montrent "des toits confectionnés avec des lattes de bois et de carton, des maisons en tôle ondulée", ainsi que des rues inondées en raison de l'insuffisance du réseau d'évacuation des eaux usées.

Critiquant ce qu'elle appelle la "ghettoïsation" des Palestiniens, l'organisation indique que ceux-ci sont exclus de 20 professions et du droit de propriété de biens immobiliers et ne peuvent pas accéder à la sécurité sociale et aux services médicaux de l'Etat.

Malgré la levée de l'interdiction sur 50 professions, "l'obtention d'un permis de travail reste limité, car il coûte des centaines de dollars", déplore M. Sammonds.

"En 2006, seuls 39 réfugiés palestiniens ont obtenu un permis de travail, ce qui représente un chiffre risible comparé aux milliers de Palestiniens vivant dans la misère", ajoute-t-il.

La situation de certains réfugiés s'est aggravée, notamment après les combats entre l'armée au Fatah al-Islam du 20 mai au 2 septembre dans le camp de Nahr al-Bared, obligeant ses 31.000 habitants à se réfugier dans le camp voisin de Baddaoui.

L'organisation salue toutefois l'attitude du gouvernement de Fouad Siniora à l'égard des réfugiés, notamment après les combats de Nahr al-Bared.

"Comparé à ses prédécesseurs, le gouvernement de Fouad Siniora a montré une plus grande détermination pour inscrire cette question à son ordre du jour", explique M. Sammonds.

Autre problème: celui des réfugiés sans-papiers dont le nombre varie entre 3.000 et 5.000. Ceux-ci ne sont enregistrés ni auprès de l'Unrwa ni auprès de l'Etat Libanais et il s'agit de la catégorie la plus pauvre parmi les réfugiés, selon M. Sammonds.

Par Alexandre H. - Publié dans : Liban
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Jeudi 18 octobre 2007
Par Patrick Saint-Paul, Le Figaro

S'ils veulent être soignés en Israël, les Gaziotes doivent collaborer avec les forces de sécurité.

 
LES GAZIOTES n'en finissent pas de payer le prix du coup de force du Hamas, qui a pris le contrôle de la bande de Gaza le 15 juin dernier. Depuis quatre mois, ils sont soumis à un blocus économique, qui a provoqué leur ruine. Un million et demi de Palestiniens sont hermétiquement enfermés dans cette bande sablonneuse longue de 41 kilomètres sur 12 de large, où ils survivent grâce à l'aide internationale. Et depuis qu'Israël a déclaré Gaza « entité hostile », il y a un mois, même les malades dont la survie dépend d'un traitement à l'extérieur n'ont plus le droit de quitter Gaza.
 
Selon l'ONG israélienne PHR (Physicians for Human Rights), le gouvernement israélien a progressivement durci les conditions de délivrance de permis de sortie pour les malades nécessitant des traitements qui ne sont pas disponibles dans la bande de Gaza. Les rares « privilégiés » qui parviennent à obtenir le précieux sésame n'ont pas la garantie de pouvoir sortir pour bénéficier de leurs traitements. Les patients sont retenus au point de passage d'Erez pendant plusieurs heures. Ensuite, ils sont appelés par le « capitaine », le coordinateur du Shin Bet (service de renseignement intérieur) chargé de recruter des agents.
 
Le « capitaine » leur demande des noms de militants armés et des renseignements concernant les diverses milices de la bande de Gaza. Ceux qui refusent de se soumettre aux questions ou de collaborer avec Israël sont refoulés vers la bande de Gaza sous le prétexte qu'ils représentent une « menace à la sécurité » d'Israël. « Prends des jumelles, Israël est encore loin », s'est vu conseiller, après son refus de collaborer, un malade risquant de devenir aveugle s'il ne subit pas une opération de la rétine.
 
Tirs de roquettes quotidiens
 
La collaboration avec Israël est passible de la peine de mort dans les Territoires palestiniens. « Les patients craignent pour leur santé et sont prêts à tout pour quitter Gaza afin de pouvoir suivre un traitement. Mais ils ont peur de coopérer avec Israël », explique le Dr Ran Yaron.
 
PHR s'est saisi du cas de six patients souffrant de cancer, d'une hépatite, ou nécessitant une opération cardiaque urgente, et dont les jours sont comptés. « Un patient en oncologie ou une jeune fille âgée de 16 ans avec une malformation cardiaque congénitale... ce sont des cas urgents, s'indigne Dr Danny Filk, directeur de PHR. La santé de ces patients se dégrade de jour en jour et les semaines de délais peuvent rendre leur condition irréversible. Il s'agit de l'exploitation de personnes très malades. Ces pressions sont contraires à l'éthique médicale et à la morale. »
 
Les services de renseignements israéliens espèrent ainsi combattre les tirs de roquettes, lancées quotidiennement depuis la bande de Gaza vers le sud d'Israël. Abasourdis par ces nouvelles restrictions, les Palestiniens dénoncent, quant à eux, une nouvelle forme de « punition collective ».
 
Par Alexandre H. - Publié dans : Israël-Palestine
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Mercredi 17 octobre 2007
Par Sibylle RIZK, Le Figaro

Les Libanais retrouvent leur casse-tête électoral.

 
DÈS LA FIN DE LA FÊTE du Fitr qui célèbre le dernier jour du mois du ramadan, les contacts devaient reprendre de plus belle entre l'opposition et la majorité afin de résoudre l'épineux problème de l'élection présidentielle libanaise. À son retour d'une tournée à l'étranger où il a une nouvelle fois engrangé les soutiens de George Bush, Nicolas Sarkozy, Ban Ki-moon et du roi Abdallah d'Arabie, le chef de la majorité, Saad Hariri, est censé entamer des négociations avec le président du Parlement, Nabih Berri, mandaté par l'opposition, le président étant élu par les députés.
 
Le mot d'ordre officiel, de part et d'autre, est de respecter l'échéance constitutionnelle, en organisant le scrutin dans les délais, c'est-à-dire avant la fin novembre. Une première séance parlementaire convoquée le 25 septembre a été ajournée au 23 octobre à défaut de quorum. Mais la plupart des observateurs s'accordent à dire que le nouveau rendez-vous ne sera pas davantage concluant.
 
De fait, il règne encore un grand flou autour de la notion de candidat « de grand rassemblement » que tout le monde appelle de ses voeux, à l'instar du président français cette semaine. Certains ténors de la majorité se disent même ouvertement opposés au principe d'un compromis, tel le Druze Walid Joumblatt, pour qui la majorité doit imposer son homme et ne pas céder à ce qu'il qualifie de chantage criminel de la part de la Syrie, accusée de commanditer depuis trois ans des attentats meurtriers au Liban. D'autres sont persuadés de pouvoir amener l'opposition à accepter un candidat « de compromis » émanant des rangs de la majorité. Personne ne se résout publiquement à ce stade à désigner un « non-aligné ».
 
Risque de déliquescence de l'État
 
Deux raisons à cela : les candidats potentiels sont assez peu nombreux, ou alors leur neutralité est mise en doute ; et le risque est de porter atteinte à la fonction présidentielle si le choix se porte sur une personnalité trop « consensuelle », un argument qui fait surtout mouche parmi les chrétiens à qui se poste revient.
 
L'imbrication des enjeux régionaux et internationaux complique encore les choses, puisque derrière les parties libanaises, ce sont deux axes stratégiques opposés qui cherchent à marquer des points. D'un côté, les États-Unis, alliés à l'Arabie saoudite et d'autres États arabes, sans oublier Israël. De l'autre, l'Iran et la Syrie, dont le principal appui au Liban est le Hezbollah. À l'exception probable de Damas, tous semblent toutefois conscients du risque de déliquescence accéléré de l'État libanais si le scrutin n'a pas lieu. Or aucun des deux camps n'est en mesure d'imposer sa volonté à l'autre. Les Forces du 14 mars sont certes majoritaires au Parlement, mais elles n'ont pas un nombre de députés suffisants pour assurer le quorum des deux tiers, sans lequel l'opposition jugera l'élection illégitime.
 
Le patriarche maronite Nasrallah Sfeir a tenté une ultime mission de conciliation entre les leaders chrétiens de la majorité et de l'opposition, son souci étant d'éviter que leur discorde n'accentue leur marginalisation politique. Mais, signe de la gravité des dissensions, il n'a pas réussi à les réunir tous en même temps et a dû les recevoir successivement hier et avant-hier. (publié dand le Figaro le 13 octobre 2007)
Par Alexandre H. - Publié dans : Liban
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Mercredi 17 octobre 2007
Par AFP

L'excision, ablation partielle ou totale des organes génitaux externes féminins, reste très répandue en Egypte malgré le récent sursaut des autorités politiques et religieuses.

Cette pratique ancestrale touche 96,6% des Egyptiennes, musulmanes ou chrétiennes, selon une étude menée par le bureau gouvernemental de la démographie en 2005 sur des femmes de 15 à 49 ans.

L'excision est appliquée par "toutes les couches sociales, dans les zones urbaines comme dans les zones rurales" en Egypte, selon l'Unicef, qui a appelé en septembre à maintenir la pression dans ce pays contre cette tradition.

Pour tenter d'éradiquer le phénomène, le ministre égyptien de la Santé, Hatem al-Gabali, a interdit fin juin par décret à tout médecin et à tout membre du corps médical, aussi bien dans les établissements publics que privés, de pratiquer l'excision.

Parallèlement, un projet de loi qui durcira les sanctions contre cette pratique doit être présenté à la rentrée parlementaire en novembre, après le décès de deux adolescentes de 12 et 13 ans cet été.

Le gouvernement avait déjà interdit il y a plus de 10 ans l'excision, mais une dérogation avait été accordée aux médecins qui pouvaient toujours la pratiquer "en cas de maladie". Cette pratique s'est depuis poursuivie à très large échelle.

Selon l'Unicef, l'excision est pratiquée dans 75% des cas en Egypte par le personnel médical dans des cliniques et par conséquent de moins en moins par des femmes âgées à domicile.

Le cheikh d'Al-Azhar, Mohammed Sayyed Tantaoui, principale autorité de l'islam sunnite, ainsi que le patriarche de l'Eglise copte Chenouda III ont martelé à plusieurs reprises que l'excision n'avait aucune base dans les textes religieux musulmans ou chrétiens.

Cette pratique, classée comme mutilation génitale féminine par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), est surtout présente dans 28 pays d'Afrique, mais d'autres pays sont concernés comme le Yémen.

La forme la plus répandue de l'excision est l'ablation du clitoris et des petites lèvres. La plus extrême est l'infibulation, avec ablation du clitoris, des petites et grandes lèvres et suture de l'orifice vaginal.

D'après l'OMS, les conséquences de l'excision sont immédiates et à long terme: douleur, hémorragie, rétention d'urine, infections, relations sexuelles douloureuses et problèmes pendant l'accouchement.

Mais les mutilations sexuelles, poursuit l'OMS, peuvent aussi marquer à vie la mémoire de celles qui les ont subies, qui souffrent alors d'angoisse et de dépression.
Par Alexandre H. - Publié dans : Culture - Société
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Dimanche 14 octobre 2007

Par Robert Solé, Le Monde

Repérer, percer et vider les abcès de ses concitoyens, c'est la spécialité du docteur Alaa El Aswany. Ce solide quinquagénaire - 50 ans tout rond - l'exerce de deux manières : comme chirurgien-dentiste et comme écrivain.

Sa journée commence très tôt, au Caire, sur un clavier d'ordinateur, pour se poursuivre dans son cabinet, à partir de 10 h 30, avec fraise, roulette et pinces en tout genre. L'énorme succès de L'Immeuble Yacoubian (Actes Sud, 2006), dans le monde arabe comme en Europe, l'a incité à écrire un nouveau roman. Mais, cette fois, pour ausculter les Egyptiens, le docteur El Aswany s'est rendu... à Chicago, la ville d'Amérique où il avait décroché naguère un diplôme d'odontologie. Ses personnages sont pour la plupart des expatriés, complétant leurs études dans la capitale de l'Illinois ou s'y étant établis définitivement.
 
Rien n'est plus étranger aux Egyptiens que l'émigration. Sédentaires dans l'âme, ils sont soudés à la vallée du Nil depuis des millénaires. Ce n'est qu'à partir des années 1970, pour des raisons économiques principalement, qu'un certain nombre d'entre eux ont été amenés à vivre à l'étranger. Alaa El Aswany lui-même a failli s'établir en Nouvelle-Zélande, avec femme et enfants, avant que le succès inattendu de L'Immeuble Yacoubian ne transforme son existence.

"J'étais désespéré, dit-il, de ne pouvoir réaliser mon rêve de toujours : être écrivain." Dix ans d'impasses et de souffrance, dues à son incapacité à faire vivre des personnages de façon satisfaisante. Le dentiste sait désormais comment procéder : les étudier sous toutes les coutures avant d'écrire la première ligne. "J'établis un fichier sur chacun d'eux, explique-t-il. Je finis par connaître la couleur de leurs cheveux, leurs grimaces quand ils sont en colère, la marque de leurs cigarettes... Ce sont alors des personnages vivants, qui vont prendre leur envol et m'échapper. Dans l'un des derniers chapitres de Chicago, j'ignorais comment le docteur Saleh allait se comporter. J'ai été très triste de sa réaction, à laquelle je ne m'attendais pas..."

Grâce à La Bruyère, découvert à l'âge de 12 ans, Alaa El Aswany a appris à "dessiner un personnage avec des mots". Il a fait la plus grande partie de ses études à l'ex-lycée français de Bab El-Louq, au Caire. Cet établissement en décadence, nationalisé après la désastreuse équipée de Suez en 1956, avait encore quelques beaux restes : de jeunes coopérants français suppléaient tant bien que mal les grands professeurs d'antan.

L'écriture d'Alaa El Aswany est autant marquée par son éducation francophone que par sa formation scientifique. C'est vif, nerveux, sans les digressions stylistiques de tant d'auteurs arabes, emportés par leur verbe. Il faut dire aussi que l'auteur de L'Immeuble Yacoubian et de Chicago a été servi par un traducteur hors pair : Gilles Gauthier, ancien consul de France à Alexandrie, devenu ambassadeur au Yémen, et lui-même écrivain.

"La littérature a toujours été mon seul et unique rêve", affirme le chirurgien-dentiste. Son père, homme de lettres et avocat, l'avait mis en garde : "Jamais tu ne pourras vivre de ta plume. Fais de la littérature ta préoccupation première, mais trouve-toi un travail." Il l'a trouvé, tout en ne pensant qu'à écrire. Lors de son séjour à Chicago en 1985-1986, il engrangeait des images, persuadé de les utiliser un jour dans un roman. Mais, entre-temps, il y a eu les désillusions palestiniennes, le 11-Septembre, la guerre en Irak... Les relations américano-arabes se sont dégradées, parallèlement à la montée du radicalisme religieux.

La religion est omniprésente parmi les étudiants égyptiens de Chicago, comme sur les bords du Nil. Comment se fait-il que l'Egypte ait basculé dans ce climat étouffant et aliénant ? Pourquoi "les idées réactionnaires" s'y développent-elles "comme une épidémie" ? Alaa El Aswany répond par la bouche d'un personnage de son roman : "La répression, la misère, l'absence de tout objectif national... Les Egyptiens ont perdu tout espoir en la justice sur cette terre et ils l'attendent de l'au-delà. Ce qui se répand maintenant en Egypte, ce n'est pas de la religiosité réelle, mais une dépression nerveuse collective, accompagnée d'exhibitionnisme religieux."

Dans Chicago, on trouve tout ce qui peut choquer un musulman rigoriste, à commencer par la sexualité féminine. Le roman a été publié en feuilleton dans le quotidien Al- Doustour. Dès le premier épisode, les protestations ont fusé. "Si la jeune fille voilée a une relation sexuelle hors mariage, prends garde à toi !" menaçait régulièrement un lecteur... Alaa El Aswany est passé outre, quitte à répondre à une pleine page de courrier dans ce journal. "Quand j'écris, affirme-t-il, je n'ai plus peur de rien. L'écriture et la peur sont contradictoires. On ne peut pas écrire et calculer."

A vrai dire, ce ne sont pas tant les islamistes qui sont malmenés dans Chicago que les dirigeants politiques égyptiens et tout l'appareil d'Etat. Alaa El Aswany est sans pitié pour le pouvoir. Le sinistre Safouat Chaker, ancien tortionnaire, qui incarne la violence et la corruption, affirme : "Il n'y a que trois choses au monde qui préoccupent un Egyptien : sa religion, son gagne-pain et ses enfants, mais la plus importante, c'est la religion. La seule chose qui peut pousser les Egyptiens à se révolter, c'est que quelqu'un attaque leur religion." Et son homme de main, Ahmed Danana, président de l'Union des étudiants égyptiens en Amérique, souligne tout aussi froidement "l'obligation pour les musulmans d'obéir à leurs dirigeants, même s'ils les oppriment, aussi longtemps qu'ils attestent qu'il n'y a de Dieu que Dieu et que Mohamed est son Prophète".

Alaa El Aswany, militant d'opposition, membre du mouvement Kefaya ("Ça suffit !"), se défend de mélanger la littérature et l'action politique. Mais où passe la frontière ? Et comment démêler ses propres réactions de celles de ses personnages ? "En tant que médecin, affirme-t-il, je sais qu'il ne faut pas soigner les complications, mais la maladie. La maladie du monde arabe, c'est la dictature. Intégrisme et corruption n'en sont que des complications." L'un des personnages de Chicago le dit de manière plus directe : "L'extrémisme religieux est le résultat direct de la répression politique."

Un postulat qui mérite sans doute d'être nuancé. En tout cas, pour Alaa El Aswany, rien ne justifie l'absence de démocratie. Qu'on ne lui dise pas que des analphabètes sont incapables d'exercer leur rôle de citoyen : "L'analphabétisme n'est pas en contradiction avec la pratique de la démocratie. Les hommes n'ont pas besoin d'un diplôme universitaire pour savoir que leurs dirigeants sont corrompus et tyranniques."

Dictature ou pas, Alaa El Aswany s'exprime librement en Egypte, dans ses romans comme dans ses articles. Il a été aidé par le succès de L'Immeuble Yacoubian, et le film qu'en a tiré Marwan Hamed avec le concours de quelques-uns des plus grands acteurs égyptiens. Si le climat politique actuel le révolte - le rédacteur en chef d'Al-Doustour vient d'être condamné à un an de prison pour avoir publié "de fausses informations" -, l'avenir ne l'inquiète pas. "Un jour, dit-il, les dictatures arabes disparaîtront, mais les bons romans resteront."

Par Alexandre H. - Publié dans : Culture - Société
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Dimanche 7 octobre 2007

Par Associated Press

Plus de vingt personnalités de la société civile tunisienne ont constitué vendredi un comité de soutien aux deux dirigeants de l'opposition en grève de la faim depuis 16 jours pour revendiquer le droit à la participation à la vie politique.

La secrétaire générale du parti démocratique progressiste (PDP), Maya Jribi et le directeur de l'organe de cette formation légale «Al Mawqif», Me Néjib Chebbi, ont cessé de se nourrir le 20 septembre pour protester contre la menace d'expulsion de leur parti des locaux qu'il occupe depuis 13 ans.

Le PDP accuse le pouvoir d'être à l'origine de cette affaire qu'il considère comme étant «fondamentalement politique sous couvert judiciaire», alors que les autorités s'en défendent et déplorent «l'exploitation d'un litige civil immobilier entre proprétaire et locataire à des fins politiques».

Le porte-parole de ce «comité de soutien à Jribi et Chebbi pour le droit aux sièges et aux espaces publics», l'avocat Ayachi Hammami, a déclaré lors d'une conférence de presse que les signataires s'emploieront à arrêter la procédure d'expulsion du PDP de son siège central, à mettre un terme au blocage des locaux des partis et des associations et à défendre la liberté d'action politique et associative.

Pour assurer «la plus grande mobilisation possible» autour de ces revendications, les membres du comité auront recours à «tous les moyens pacifiques et légitimes», a-t-il ajouté.

Une soirée poétique et artistique est prévue dans ce cadre samedi au siège du PDP et des manifestations de soutien sont prévues lundi devant les préfectures à l'intérieur du pays à l'initiative des comités régionaux de soutien.

Parmi les signataires figurent le président de la ligue tunisienne de défense des droits de l'homme (LTDH), Me Mokhtar Trifi, le militant des droits humains Khémaïs Chammari, l'avocat dissident Mohamed Abbou récemment gracié par le président Zine El Abidine Ben Ali, le président du Forum démocratique pour les libertés et le travail (FDLT), Dr Mustapha Ben Jaâfar et le dirigeant du mouvement islamiste interdit «Ennahdha», Ali Larayedh.

Par Alexandre H. - Publié dans : Tunisie
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Jeudi 4 octobre 2007
Publié sur lorient-lejour.com

Le milieu égyptien du cinéma, opposé à la « normalisation » avec Israël, s’est mobilisé pour barrer la route de festivals arabes, du Caire à Abou Dhabi, au film israélien « La visite de la fanfare », salué à Cannes comme à Munich.
C’est un refus, sans appel, qui a été opposé par les organisateurs du Festival international du Caire au film du cinéaste israélien Eran Kolirin, qui raconte la saga d’un orchestre égyptien en Israël. « Hors de question qu’un film israélien soit présenté ici », a dit à l’AFP Soheir Abdel Kader, vice-présidente du Festival du Caire, le plus ancien du monde arabe.
C’est via les représentants en Allemagne, non nommés, du festival qu’une demande de présentation de La visite de la fanfare à la 31e édition, du 27 novembre au 7 décembre, avait été faite. « Ils ne feront plus partie de nos contacts, nous n’avons même pas répondu à leur courriel, ils auraient dû savoir que nous sommes opposés à la présentation d’un film israélien », a-t-elle précisé.
Un front « antinormalisation » s’est imposé sans faille dans les milieux culturels, refusant tout contact avec des artistes et intellectuels israéliens, à rebours de l’accord de paix signé en 1979 entre l’Égypte et Israël.
Trois membres du comité de sélection ont toutefois visionné, mais « à titre personnel », une copie de ce film, qui a déjà été présenté et salué par le public et la critique aux derniers festivals de Cannes et de Munich. Cette comédie montre les tribulations d’une fanfare de la police d’Alexandrie (Nord) invitée dans une cité perdue du désert du Néguev, avec rencontres improbables et chaleureuses entre musiciens égyptiens et citoyens israéliens. Plaidoyer « ardent et humain » en faveur de la paix, selon son jeune réalisateur, le film a été largement primé en Israël et vient d’être sélectionné par l’Académie européenne du film.
Si ce film à la distribution judéo-arabe est très mal venu en Égypte, il aurait fait l’objet d’une invitation du Festival du film d’Abou Dhabi, qui se tient du 7 au 12 octobre, avant celui du Caire. Bien que la liste officielle des 12 films de fiction sélectionnés n’en fasse pas mention, il avait bien été retenu, selon le quotidien israélien Yedioth Aharonot, déclenchant la fureur des syndicats d’artistes égyptiens. « L’escouade israélienne s’est préparée à attaquer les festivals arabes », s’insurge le magazine égyptien Rose al-Youssef, pour qui La visite de la fanfare aurait fait partie d’un complot bien orchestré. Certains cercles pensent que le ministre de la Culture, Farouk Hosni, pourrait intervenir en faveur du film israélien car il est candidat au poste de patron de l’Unesco, prétend ce journal, précisant que le ministère a démenti. Lors d’une réunion d’urgence mardi, les trois associations professionnelles du spectacle sont convenues de lancer une menace de boycottage du festival de cet émirat si le film La visite de la fanfare était présenté. « C’est clair, nous ne participerons à aucun festival arabe si un film israélien est présenté », a déclaré à l’AFP Achraf Zaki, secrétaire général du syndicat égyptien des acteurs.
Par Alexandre H. - Publié dans : Culture - Société
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Mercredi 3 octobre 2007
EDITORIAL

Par Monde-arabe.over-blog


On reparle de l’affaire Al-Dura. Il y a 7 ans, aux premières heures de la deuxième Intifada, un enfant palestinien était fauché par les balles israéliennes, devant la colonie de Netzarim à Gaza. Le petit Mohamed al-Durra, 12 ans, qui expire dans les bras de son père devant la caméra de France 2, n’est pas la dernière jeune victime de la répression implacable du soulèvement palestinien. Mais cette mort-ci bénéficie du hasard d’être fixée sur pellicule. Les images font le tour du monde. L’Intifada en a fait une icône. Très vite, la contre-information israélienne, tant étatique que non-gouvernementale, va mener une offensive médiatique intense pour semer le doute auprès d’une opinion mondiale de plus en plus hostile à Israël. Les tirs viendraient du côté palestinien. Le reportage ne serait qu’une mise en scène. Mohamed serait vivant et bien portant. Expertises orientées et contre-enquêtes non-officielles, relayées par une campagne sur Internet, ne ménagent aucun effort pour disculper Tsahal. Une violente entreprise de calomnie est dirigée contre Charles Enderlin, le correspondant de France 2, à qui une association d’extrême droite juive remet le Prix Goebbels de la désinformation pour sa complicité présumée dans la supercherie. Il s’agit de détruire le mythe Al-Dura pour créer un nouveau concept : Pallywood. Désormais, à chaque bavure israélienne, les accusations, souvent de simples présomptions, sont formulées contre les Palestiniens, qui seraient passés maîtres dans l’art de simuler les tueries de civils.
Argument suprême des partisans de la conspiration : France 2 refuse de montrer les rushes de l’agonie de Mohamed Al-Dura. Preuve selon eux de la complicité de Charles Enderlin alors que ce dernier refusait simplement de montrer ces documents à des militants partie prenante dans l'affaire. Enfin, un tribunal français chargé de rejuger un des calomniateurs de Charles Enderlin, a décidé de visionner les images dans leur intégralité, au grand soulagement du journaliste.
 
Aussi tragique que soit cette mort, le débat est sorti de la question vaine de savoir ce qu’il s’est passé ce jour-là. En admettant même que les tirs soient venus des positions palestiniennes, Mohamed al-Dura serait toujours en vie, si des colons ne s’étaient pas installés sur des terres volées, rendant la vie impossible à leurs légitimes propriétaires. Mais que cherchent donc les partisans de la thèse du complot, récemment rejoints par un porte-parole du gouvernement ? Pourquoi ne mettent-ils pas en œuvre autant d’efforts pour prouver l'innocence de Tsahal dans les centaines de cas d’enfants tués par balles ces dernières années ? En usant d’arguments grotesques, comme le fait d’accuser France 2 et les Palestiniens d’entretenir sciemment le mythe antisémite du sacrifice rituel d’enfants non-juifs, Israël a du mal à cacher cette vérité là : oui, son armée tire sur des civils désarmés qui ne menacent en rien la vie des soldats. Oui, l’armée tire à balles réelles, même sur des enfants. Les soldats le font et ils savent qu’ils ne risquent rien. Cette vérité, documentée et établie par les associations de défense des droits humains, sera rappelée au procès de l’affaire Al-Dura. Les tentatives de diffamation se retourneront finalement contre leurs auteurs.
Par Alexandre H. - Publié dans : Israël-Palestine
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Mardi 2 octobre 2007
Par patrick Saint-paul, Le Figaro

Bien qu'il s'oppose officiellement à l'éclosion de nouvelles colonies en Cisjordanie, le gouvernement israélien poursuit discrètement sa politique de faits accomplis. Répondant à une requête des colons, Israël a ainsi décidé de dévier une portion de 8 kilomètres de la route 60, qui dessert à la fois colonies israéliennes et villages palestiniens dans le sud de la Cisjordanie. Le nouveau tracé permettra aux colons juifs d'accéder à la région d'Hébron depuis Jérusalem, en contournant le camp de réfugiés palestiniens d'al-Aroub, ainsi que plusieurs villages palestiniens, qui se retrouveront isolés.
 
Le projet aura pour effet de faciliter l'accès aux colonies proches d'Hébron pérennisant ainsi leur rattachement au bloc de colonies du Goush Etzion. L'accès à la route leur étant devenu inaccessible, les Palestiniens des villages avoisinants devront emprunter une route secondaire. « Cela nous obligera à faire un détour de 15 kilomètres, pour aller à Jérusalem », s'emporte Saïd Madhieh, un enseignant retraité habitant le village de Halhoul.
 
Selon les calculs de l'ONU, la construction de la route entraînera aussi la confiscation de 326 ha de terres agricoles palestiniennes. Le village de Halhoul sera coupé de 1 500 ha de vergers. La route traversera aussi un cimetière musulman adjacent au camp d'al-Aroub, risquant de provoquer des protestations.
Par Alexandre H. - Publié dans : Israël-Palestine
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